De la philosophie de la religion dans l’oeuvre de Landgrebe

Sylvain Camilleri

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Nombreux sont les premiers disciples de Husserl à s’être intéressés de près
à la religion. Landgrebe ne fait pas exception à la règle, même si j’entends
montrer qu’il constitue plutôt un cas à part. Pourquoi donc ? Parce que, de
manière générale, son approche est moins « frontale », plus indirecte que
celle de ses pairs. En effet, on ne peut guère le créditer d’une
phénoménologie de la religion en bonne et due forme, comme on en
trouve un certain nombre tout au long du XXe siècle. En la matière, sa
pensée serait plutôt à caractériser comme une philosophie strictement
phénoménologique aussi sensible aux phénomènes qu’à l’histoire de la
philosophie et, de ce double fait, contrainte de frayer avec la philosophie
de la religion ou même de s’y essayer. Mais Landgrebe est aussi un cas à
part en ceci que, de manière plus particulière, la méthodologie qui est la
sienne est à nulle autre pareille. Cette méthodologie est la plus
transcendantale d’entre toutes, témoignant par là d’une fidélité incontestée
à Husserl, sans pour autant se priver, non sans prendre quelque risque,
d’infléchir ou de creuser des intuitions qui sont encore chez lui d’allure
inchoative.


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