On the system of numeration in Efik

Eyo O. Mensah

Abstract


This paper is a response to Olderroge 1984 that Efik does not have a system of number beyond one thousand, since according to the claim, the word for thousand in Efik is tosin, a recent borrowing from English and assimilated phonologically to synchronize with Efik. We dispute this position and argue that Efik can count up to 999,999 internally, and that borrowing is not meant to enrich the internal resourcefulness of the language in this case, but merely for ease of pronunciation. In this paper, we examine the structure of the system of cardinal numbers and the processes of forming complex numbers in Efik. Complex numbers are formed from addition, subtraction or multiplication of the basic units which are 1-5, 10, 15 and 20 or from a combination of addition and multiplication and/or subtraction. Ye is the particle for addition, -suk is the subtraction marker and multiplication is indicated by a zero allomorph. The general pattern of numeration in Efik is iterative. Our assumption is that the analysis of the number system in Efik has some linguistic implications as it triggers certain grammatical phenomena in the language.

Cet article est une réponse à Olderroge (1984) qui prétend que la langue éfik ne dispose pas de numéros au-delà de mille, conclusion basée sur le mot tosin (‘mille’), un prêt récent de l’anglais qui est assimilé phonologiquement a l’éfik. Nous disputons cette conclusion et montrons que l’éfik peut compter à 999,999 et que ce prêt de l’anglais est employé pour son aise de prononciation et non pas pour suppléer les ressources internes de la langue. Cet article examine le système en éfik de numéros cardinaux et du procès de former les numéros complexes. Les numéros complexes sont formés par l’addition, la soustraction, ou la multiplication des unités de base qui sont 1 à 5, 10, 15, et 20 et une combinaison d’addition, de soustraction, ou de multiplication. Ye est le particle employé dans l’addition, -suk est le marqueur de la soustraction, et la multiplication est indiquée par un allomorph zéro. Le modèle de numération en éfik est iteratif. Nous concluons que l’analyse du système de numéros en éfik a des implications linguistiques, comme elle débranche certaines phénomènes grammaticaux dans la langue.


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